Mixit

Mixit

Devenir historien-ne

Méthodologie et historiographie en Master recherche histoire

Mixit

Archives par étiquette : Mixité

Des dossiers de carrière aux sources construites : les entretiens biographiques

Ce billet méthodologique prolonge une récente contribution à Devenir historien-ne, centrée sur l’usage des dossiers de carrière dans l’histoire des enseignantes d’Éducation physique et sportive. Après l’étude de dossiers administratifs, notre recherche s’est en effet poursuivie sur la base de questionnaires mais aussi et surtout, d’entretiens biographiques.

Un corpus oral construit en plusieurs temps

Mixit

Lettre de présentation, Questionnaire parcours d’enseignant-e-s (cliquez pour agrandir)

Pour construire notre corpus oral, nous avons bénéficié, au-delà des contacts personnels noués lors d’un travail de master 1 , du soutien du Syndicat National de l’Éducation Physique (SNEP) ainsi que de l’Association des Enseignants d’EPS (AEEPS) 2 . Ce syndicat disciplinaire ainsi que cette association de spécialistes ont diffusé par le biais de leurs listes privées, sites internet, fils d’informations et bulletins retraité-e-s – et ce à plusieurs reprises – un appel à compléter un questionnaire. Continuer la lecture →

  1. SZERDAHELYI Loïc (2007), La mixité en EPS. Regards de professeures d’EPS sur les années 1960 et 1970, Mémoire de master 2 recherche en sciences du sport, Université Lyon 1 [↩]
  2. Aujourd’hui nommée : Association pour l’Enseignement de l’EPS. Cette association est historiquement issue de l’Amicale des anciens élèves de l’École Normale Supérieure d’Éducation Physique [↩]

De l’usage des dossiers de carrière dans l’histoire des enseignantes d’Éducation physique et sportive

Ce billet méthodologique s’appuie sur un travail de doctorat, soutenu en juin 2014 et intitulé : « Femmes d’action ». Parcours d’enseignantes d’EPS en France, des recrutements séparés à la mixité des concours (1941-1989) 1 . Pour mener à bien ce projet d’histoire sociale, au sein duquel le genre constitue une catégorie utile d’analyse critique, les dossiers de carrière ont constitué, au début de notre recherche, les sources privilégiées.

Des dossiers de carrière conservés aux Archives nationales

Versés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour la période considérée, les dossiers de carrière des enseignant-e-s d’EPS sont conservés aux Archives nationales (AN). Les versements concernent différents statuts de personnels : professeurs hommes et femmes, moniteurs et monitrices, maîtres et maîtresses, professeurs-adjoints hommes et femmes, chargé-e-s d’enseignement, agents contractuels, auxiliaires. Classés alphabétiquement en fonction du cadre de fin de carrière, les dossiers sont en revanche rarement différenciés selon le sexe, femmes et hommes étant regroupés sous les mêmes cotes. Continuer la lecture →

  1. SZERDAHELYI Loïc (2014), « Femmes d’action ». Parcours d’enseignantes d’EPS en France, des recrutements séparés à la mixité des concours (1941-1989), Thèse de doctorat en STAPS et Histoire, sous la co-direction de Michelle ZANCARINI-FOURNEL et Philippe LIOTARD, Université Lyon 1. Thierry TERRET a également été co-directeur de cette thèse, avec Michelle ZANCARINI-FOURNEL, jusqu’à sa nomination comme recteur de l’académie de la Réunion en janvier 2013 [↩]

Mixit

Présentation

Créé et animé depuis juillet 2011 par Émilien Ruiz, Devenir historien-ne est un espace de formation, de réflexions collectives sur les méthodes en histoire, de veille et de partage de références sur l’historiographie, la méthodologie et l’épistémologie de l’histoire

F1. AU GP DE MONACO, MIXITÉ DES CONDITIONS DE PISTE LORS DES 1ers ESSAIS LIBRES.

Mixit

Mixit

Mixit

Ce jeudi à l’occasion des tous premiers essais, les deux séances libres, le pneu intermédiaire prouve de nouveau de nouveau sa polyvalence.

Trois mélanges Pirelli ont pris la piste hier jeudi au cours des deux sessions des Essais Libres du Grand Prix de Monaco, 6éme manche du Championnat du monde de F1, millésime 2014.

Pour la seule et unique fois de la saison – c’est une tradition en Principauté – ces tests se sont déroulés le jeudi.

L’ensemble des pilotes ont bouclé les Libres 1, chaussés des enveloppes P Zero Jaune « tendres », nominées ce week-end aux côtés des P Zero Rouge « super tendres ».

En Libres 2, les équipes ont cette fois utilisé les Cinturato Vert intermédiaires, ainsi que les Soft et Supersoft.

Le déluge qui s’est abattu – entre les deux séances à la pause – sur le circuit, peu avant que ne débute la deuxième séance, a rendu la piste particulièrement glissante et piégeuse, forçant la majorité des Teams à s’abstenir de prendre le moindre risque durant la première partie de cette session.

D’après les prévisions météorologiques, le reste du meeting – samedi et dimanche – doit rester sec et cela n’offrait en effet que peu d’intérêt de s’aventurer en piste!

Le pneumatique Cinturato Vert intermédiaire, a cependant couvert le plus grand nombre de tours et démontré comme toujours sa polyvalence, en étant toujours aussi performant lorsque l’asphalte s’est peu à peu asséché.

Les écuries ont ensuite basculé sur les pneus slicks, et en particulier sur les Supersoft, dans les dix dernières minutes de la session.
Le pilote de la Scuderia Ferrari, Fernando Alonso a alors décroché le chrono de référence de ces Libres 2, avec le mélange le plus tendre.

Lors de la séance précédente, Lewis Hamilton s’était, lui, montré le plus rapide avec les Soft.

Mixit

Ces performances signées par le Britannique et l’Espagnol, ont été les meilleures jamais réalisées avec un moteur turbo à Monaco!
La dernière fois qu’une monoplace de F1, dotée de cette technologie, s’était attaquée au circuit urbain le plus célèbre au monde, c’était en… 1988 !

Cette année-là, l’inoubliable Champion Brésilien Ayrton Senna, avait produit sa meilleure prestation en qualifications, avec un chrono de 1’23″998 , devançant son équipier, Alain Prost – le futur vainqueur – deuxième sur la grille, de 1″4 !

En course le dimanche 15 mai, Senna avait été contraint à l’abandon, mais il avait signé le meilleur tour en 1’26″321 au 59éme des 78 tours.

Cette course est d’ailleurs restée célèbre avec la sortie de piste d’Ayrton Senna au soixante-septième tour alors qu’il était en tête de l’épreuve.

Son directeur d’écurie Ron Dennis, lui demandant de ralentir la cadence au vu de son avance confortable, Senna l’écoute et diminue son rythme, ce qui le déconcentre et provoque son accident contre le rail à hauteur du virage du Portier peu avant le tunnel !

Mais revenons à ce GP 2014

Mixit

Paul Hembery, Directeur de Pirelli Motorsport explique:

« Comme il est de coutume, le tracé était encore ‘vert’ et la piste glissante. Qui plus est, la gomme déposée lors des Essais Libres 1, a disparu après une pluie diluvienne avant les Libres 2, rendant les conditions de piste, déjà difficiles, particulièrement complexes.»

« La conséquence est qu’il n’y a eu que peu de roulage avec les Supersoft qui selon nos prévisions, devraient être privilégiés en qualifications ce samedi. La séance la plus importante du week-end monégasque. Cela signifie également que les équipes devront mettre les bouchées doubles samedi matin, lors des Libres 3. Leur mission consistera à collecter le maximum de données avec les deux mélanges et avec diverses charges de carburant, afin de définir la meilleure stratégie pour la course. »

« La longévité et la dégradation des pneus sont des paramètres mineurs à Monaco, d’autant que tous les mélanges proposés cette année sont plus durs que les précédents. Aujourd’hui, notre enveloppe intermédiaire a prouvé une nouvelle fois sa polyvalence sur une piste relativement sèche.»

Avant de conclure :

« Contrairement aux autres épreuves, les teams vont désormais bénéficier d’une journée complète pour décortiquer leurs datas. Une belle opportunité pour peaufiner les stratégies. »

Essais Libres 1:

Hamilton : 1’18’’271 en Soft Neuf

Rosberg : 1’18’’303 en Soft Usé

Ricciardo : 1’18’’506 en Soft Neuf

Essais Libres 2:

Alonso : 1’18’’482 en Supersoft Neuf

Hamilton : 1’18’’901 en Supersoft Neuf

Vettel : 1’19’’017 en Supersoft Neuf

Le fait Pirelli du jour

En 1950, les pneus Pirelli ont monopolisé le podium de la toute première édition du Grand Prix de Monaco en tant que manche du Championnat du Monde. Le manufacturier italien était alors opposé à deux firmes.

Depuis la pole position, Juan Manuel Fangio s’était imposé au volant de son Alfa Roméo, devant la Ferrari d’Alberto Ascari et la Maserati de Louis Chiron.

En fin de saison, Giuseppe Farina, chaussé par Pirelli, avait remporté le championnat pour le compte d’Alfa Roméo.

Gilles GAIGNAULT
Photos : PIRELLI et DR

La mixité sociale : un leurre ?

Publié le : 14/07/2016 — 12:55 Modifié le : 22/07/2016 — 11:51

La mixité sociale peut-elle réellement fonctionner ? Peuvent-ils vraiment mettre fin aux ghettos ? Quels intérêts, quelles valeurs, quels renouveaux pour ces quartiers ?

Et le reportage de Charlie Dupiot.
Parmi les solutions envisagées pour plus de mixité sociale, on parle souvent de l’habitat participatif. Reportage à Montreuil, en banlieue parisienne, au cœur d’un immeuble inauguré il y a près d’un an. On l’appelle «Comme un baobab», ou plus simplement, le «CUBE»: Immeuble moderne aux fenêtres colorés, il détonne au beau milieu des pavillons fleuris et des cités bétonnées de la ville. Un projet imaginé par le cabinet Cpa-Cps qui assure la maîtrise d’ouvrage de projets d’habitat groupé, et qui a impliqué dès le début les habitants, une dizaine de futurs propriétaires. qui ont décidé d’ouvrir les portes de certains appartements à beaucoup moins privilégiés qu’eux. Charlie Dupiot a visité cet immeuble, d’abord en compagnie de Rafaèle, propriétaire et mère de famille.

le danger de la mixite

Publié le 22 décembre 2005 par AL MUMTAHANAH

MixitMixit

Le danger de la mixité

entre hommes et femmes

particulièrement dans les lieux de travail

Shaykh Abdul-Aziz Ibn Baz

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes et que la prière et la paix soient sur son messager digne de confiance, sur toute sa famille et ses compagnons.

cet appel est fait malgré son opposition aux conditions de Shari’a, qui exige que la femme reste à la maison afin d’accomplir les devoirs qui lui sont particuliers.

Il y a beaucoup de preuves authentiques qui interdisent l’isolement d’un homme et d’une Ajnabiya (littéralement une femme étrangère, cela inclue toutes les femmes que l’homme peut épouser), son regard sur elle et tout ce qui met sur la voie de ce qu’Allah le Très-Haut a interdit. Ils sont sans équivoque sur l’interdiction de la mixité des hommes et des femmes, parce que cela mène à ce qui n’est pas recommandable.

L’éloignement de la femme de sa maison, qui est son domaine et sa base dans cette vie, est son éloignement de la nature dont Allah l’a dotée.

Donc, l’appel aux femmes à se rendre en un endroit rempli d’hommes est un fait important, de grand danger pour la société islamique.

La mixité est une des causes principales de la fornication, qui fragmente la société, abaisse sa valeur et mine sa moralité.

Il est clair qu’Allah, le Béni, le Glorifié, créa pour les femmes un physique particulier, qui diffère complètement du physique de l’homme. Avec cela, Il l’a préparé à s’acquitter de ses devoirs dans sa maison et parmi les femmes.

Il est clair qu’Allah, le Béni, le Glorifié, créa pour les femmes un physique particulier, qui diffère complètement du physique de l’homme. Avec cela, Il l’a préparé à s’acquitter de ses devoirs dans sa maison et parmi les femmes.

Et en raison de cela, plonger les femmes parmi les hommes doit être considéré comme un rejet de sa nature.

C’est une grande injustice envers la femme et c’est l’extinction de sa personnalité. L’effet (provoqué par cela) est transmis aux hommes et femmes de la génération suivante.

L’islam a conçu tant pour le mari que pour la femme des devoirs particuliers et il est obligatoire pour chacun d’entre eux de les accomplir afin que la construction de la société, à l’intérieur et à l’extérieur de la maison, puisse être achevée.

L’homme est responsable de la dépense et du gain tandis que la femme est responsable dans le fait d’apporter aux enfants la tendresse et l’affection, allaiter le bébé, le sevrer et tous les autres devoirs qui lui sont appropriés, comme l’enseignement au jeune et la gestion de leurs études, leurs soins médicaux et ainsi de suite.

Pour la femme, le fait d’abandonner ses devoirs est semblable à la ruine de la maison et de ses occupants et donc, par conséquence, l’éclatement de la famille, au point que la société ne devient qu’une forme, une image sans réalité ni signification.

Allah le Sublime, le Glorifié dit :

«Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens(. )»

verset 34 sourate 4

Ce noble verset signale qu’Allah a créé comme coutume le fait que l’homme a la tutelle sur les femmes et est un degré au-dessus d’elles.

Ce noble verset signale qu’Allah a créé comme coutume le fait que l’homme a la tutelle sur les femmes et est un degré au-dessus d’elles.

La signification du fait qu’Allah ordonne à la femme de s’établir dans sa maison, et l’interdiction pour elle d’être mutabarija (c’est à dire une femme qui expose la beauté qu’elle doit obligatoirement voiler et qui excite les désirs des hommes), est la prohibition de Al-Ikhtilat, qui est la mixité dans les lieux de travail, d’achat et de vente, de repas ou dans le voyage et ainsi de suite.

Ceci parce que plonger une femme dans ces endroits l’amène à tomber dans ce qui est interdit et c’est une violation de l’ordre d’Allah et une négligence de Sa Loi, à laquelle la femme musulmane doit se soumettre.

Le Qu’ran et la tradition du prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) montrent tous deux que le mélange des sexes et tout ce qui pourrait y mener, n’est pas permis.

Allah, le Sublime, le Glorifié dit:

«Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah). Accomplissez la Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement.»

sourate 33 verset 33

Ainsi Allah a commandé aux Mères des croyants — et toutes les femmes musulmanes sont incluses dans cette injonction, de s’établir dans leurs maisons parce qu’il y a en cela leur protection et leur éloignement des causes d’immoralité.

Une femme quittant sa maison sans nécessité pourrait mener à At-Tabarruj et d’autres maux.

On leur commande aussi d’accomplir des actes pieux, comme la perfection dans la Prière, l’acquittement de la Zakat et l’obéissance à

Elles sont alors dirigées vers ce qui leur profitera dans ce monde et l’autre, qui est d’être en contact continuel avec le Qur’an et les traditions prophétiques, qui tous deux éloignent les impuretés venant du coeur et le purifie de l’iniquité, guide à la Vérité et à ce qui est correct.

Allah le Glorifié , dit :

«Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles(c’est à dire qu’elles sont complètement cachées excepté les yeux ou l’un des yeux pour voir la route) : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.»

sourate 33 verset 59

Donc Allah a ordonné à Son prophète (salallahu ‘ alayhi wa sallam), le transmetteur du message de son Seigneur, de dire à ses femmes et à ses filles et à toutes les femmes des croyants de se couvrir avec leur Jalabib si elles doivent sortir pour un besoin particulier, afin qu’elles ne subissent pas le mal des gens aux coeurs corrompus.

Ainsi, si cette affaire est d’une telle importance, alors imagine son entrée dans les lieux des hommes, se mélangeant avec eux, leur exposant leur besoin par l’emploi et en conséquence, abandonnant beaucoup de sa féminité et perdant sa modestie.

Tout cela, pour réaliser une égalité des deux sexes qui sont différents tant dans la signification que dans la forme.

Allah le Glorifié, dit :

«Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur khimar sur leurs Juyub (c’est à dire leur corps, leur visage, leur cou et leur poitrine)(. )

sourate 24

Allah a commandé à Son prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam), d’informer les croyants de baisser leur regard et de se garder de commettre l’adultère et la fornication, et ensuite Il a précisé que c’était ce qu’il leur convenait.

Il est clair que garder le contrôle de soi contre l’adultère et la fornication se réalise en évitant ses causes et il n’y a aucun doute que ne pas baisser le regard et le mélange d’hommes et de femmes au travail et ailleurs sont parmi ses causes principales.

Donc Allah a ordonné aux femmes croyantes de baisser leur regard et d’être chaste et de ne pas montrer leurs ornements, sauf ceux qui sont ouvertement apparents, Il a aussi commandé qu’elles laissent leur voile tomber sur leurs poitrines, ce qui comprend la couverture de la tête et du visage.

Ainsi comment le fait de baisser le regard et de voiler les ornements d’une femme peuvent-ils être réalisés quand elle va travailler avec des hommes et se mélange avec eux, tout ce qui garanti la réalisation de ce dont elle doit de méfier.

Comment est il possible à une femme musulmane de baisser son regard alors qu’elle est côte à côte avec Al-Ajnabi (littéralement un homme étranger. Cela inclue tous ces hommes que l’on permet à une femme d’épouser selon la Loi Islamique), sous le prétexte qu’elle participe avec lui ou est égale à lui dans tout ce qu’il fait ?

Allah a interdit toutes ces causes prohibées et Il a commandé aux femmes de ne pas employer un discours séduisant avec les hommes parce que cela peut éveiller chez les hommes un désir des femmes.

Allah, l’Exalté dit :

» ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le c½ur est malade [l’hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.»

sourate 33

Ce qui est signifié est la maladie du désir, comment peut-elle être évitée alors qu’on mélange les sexes ?

Ce qui est tout à fait clair est que si elle part pour le travail avec les hommes elle parlera certainement avec eux et ils parleront avec elle, et elle ornera son discours pour eux et eux pour elle.

En plus de cela, shaytan fait appel à l’immoralité et y appelle les gens, jusqu’a ce qu’ils deviennent sa proie. Donc Allah dans Sa sagesse a ordonné aux femmes d’être voilé.

Ceci seulement parce que parmi les gens il y a ceux qui sont justes et purs et d’autres qui sont des adultères et fornicateurs. Ainsi, se voiler/se cacher empêche, insha Allah, la tentation, gêne ses causes et par cela la pureté du coeur est atteinte, tant pour les hommes que les femmes, aussi bien que l’éloignement du soupçon et de l’accusation.

«(. ) Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un voile : c’est plus pur pour vos c½urs et leurs coeurs. «

sourate 33

Et la meilleure protection pour une femme, après la couverture de son visage et de son corps par des vêtements, est sa maison .

L’Islam a interdit aux femmes de se mélanger avec Al-Ajanib (pluriel de Al-Ajnabi), pour qu’elle ne s’expose pas à la tentation, directement ou indirectement.

Il exige qu’elle reste à la maison et ne sorte que quand elle est obligée de le faire avec la décence exigée par l’islam.

Allah a nommé le fait qu’elle reste dans sa maison Qararan (c’est-à-dire être installé, stable) et dans cela il y a la plus subtile des significations, parce qu’elle contient sa stabilité, la tranquillité et le plaisir de son coeur.

Quitter cette stabilité mène à la perturbation de celle-ci et son exposition à ce dont le résultat n’est pas louable.

L’islam a interdit l’isolement d’un homme avec Al-Ajnabiya dans n’importe quelle circonstance et il lui a interdit (à la femme) de voyager sauf avec son Mahram pour diminuer la description du shaytan.

Pour cette raison le messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Je n’ai pas laissé derrière moi une épreuve plus nuisible aux hommes que les femmes. »

Il ( salallahu ‘alayhi wa sallam ) dit aussi :

« Méfiez vous de la vie d’ici bas et soyez sur vos gardes contre les femmes, parce que la première épreuve des Israélites était les femmes. »

Un malentendu est arrivé, par exemple, parce que quelques femmes ont accompagné le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam), à quelques expéditions militaires.

Cependant, l’explication correcte, est qu’elles l’ont fait avec leur Maharim (pluriel de Mahram), pour atteindre beaucoup de bénéfices et cela n’a pas mené à ce que l’on craint pour elles, ni à l’immoralité, à cause de leur foi et piété, [et] de la surveillance de leur Maharim et de leur soin dans le maintien de ce qui doit être caché suivant la révélation à ce sujet, par contraste avec beaucoup de femmes de cette époque.

Il est clair qu’une femme quittant sa maison pour aller travailler, est une situation complètement différente de lorsque les femmes sont sorties avec le prophète d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dans une expédition militaire.

Ainsi comparer ceci avec cela doit être considéré comme une analogie incorrecte.

Ceci parce qu’arrive tout naturellement entre un homme et une femme, l’affection, l’intimité et la détente par la conversation quand ils sont seuls ; et comme une chose peut mener à une autre, il est plus sage, plus prudent et plus loin du regret futur de fermer la porte de la tentation.

Aussi, si la femme est occupée à l’extérieur de la maison, cela amène l’homme à ne rien faire, causant un déclin et un écroulement de son rôle et la corruption de la famille, causant l’écroulement de sa structure et la corruption des moeurs des enfants.

Ainsi, cela mène à la violation des principes qu’Allah a prononcé dans le Qur’an, qui est que cet homme a été placé comme tuteur.

C’est aussi l’objectif de l’islam d’éloigner la femme de tout ce qui contredit sa nature et ainsi [c’est pour cette raison qu’ ] il lui est interdit d’occuper des fonctions de gouverneur, comme la direction du pays, l’administration des lois et toutes ces charges qui portent des responsabilités publiques.

Ceci parce que le prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam ) a dit :

« Jamais une communauté qui a confié la direction de ses affaires à une femme ne réussira. »

rapporté par Al-Bukhari dans sa collection de Hadith authentique

Et donc on doit considérer l’ouverture de la porte de la mixité contradictoire à ce que l’islam veut pour elle comme bonheur et stabilité.

Et donc on doit considérer l’ouverture de la porte de la mixité contradictoire à ce que l’islam veut pour elle comme bonheur et stabilité.

Donc l’islam interdit l’enrôlement d’une femme qui est à l’extérieur de son lieu approprié et de son domaine d’activité.

Tirée du livre : Musharikatul Marr’a Lirrajuli Fi Maydan ‘Amaliihi

Mixit

Il y a quelque temps, un livre a fait couler beaucoup de salive et un peu d’encre : En Catimini… Histoire et Communiqués des Rote Zora 1 . Y étaient proposées une introduction et une série de textes et communiqués des Rote Zora, ainsi qu’une chronologie.

Pour faire (très) bref, les Rote Zora étaient un groupe de lutte armée révolutionnaire, anti-impérialiste et féministe * , actif en Allemagne de l’Ouest de 1975 à 1995. Elles étaient liées aux Cellules révolutionnaires ( Revolutionäre Zellen ou RZ), autre groupe de lutte armée ouest-allemand, dont elles sont issues. En1975, dans le cadre d’une campagne pour l’avortement, une bombe est posée devant le Tribunal fédéral constitutionnel de Karlsruhe. L’action est revendiquée par « des femmes des Cellules révolutionnaires ». En 1977, celles-ci se constituent en groupe autonome non mixte et se baptisent « Rote Zora » 2 . Elles revendiquent une longue série d’actions (incendiaires entre autres) en faveur de l’avortement, en soutien à des femmes * en grève ou à des révoltés d’autres pays, contre le travail dans les taules et en psychiatrie (avec les RZ), etc. Malgré la répression, elles ont pu agir pendant vingt ans sans (presque) se faire attraper 3 . Le groupe Rote Zora signe sa dernière action en 1995.

Les actions incendiaires ou explosives ont beau être leur fait le plus visible, elles affirment ne pas les dissocier d’actions moins « explosives ». La réflexion théorique et l’autocritique, qui peuvent paraître parfois obscures 4 , ont une place importante. Leur analyse de la société de classes inclut le sexisme * et le racisme comme fondements et conditions sine qua non du capitalisme * , que celui-ci reproduit sans cesse.

Les questions soulévées par les Rote Zora sont multiples : activisme, stratégies, lutte armée, formes d’organisation, avant-gardisme qui en découle, politiques répressives (les auteurs du livre tentent d’ailleurs un parallèle peu convaincant entre le contexte de la RFA de l’époque et les dispositifs à l’œuvre aujourd’hui), etc. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le lien qu’elles ont tenté d’établir entre genres * et classes * .

Bien des choses ont déjà été dites sur ce livre, mais l’envie de rajouter notre grain de sel s’est fait sentir. Les groupes non mixtes sont alors monnaie courante en RFA, où il y a un fort mouvement féministe. Bien que les femmes aient été très présentes dans les organisations de luttes armée (que l’on pense à la RAF), les Rote Zora auraient été le seul groupe non mixte 5 . On appréciera leur critique des mouvements révolutionnaires qui prennent bien peu en compte l’oppression genrée 6 , et du mouvement féministe qui a progressivement donné trop d’importance au « personnel » et aux cas individuels, au détriment d’une analyse et d’une attaque des structures. Mais les liens qu’elles tissent entre genres et classes ne nous paraissent pas entièrement justes.

Les Rote Zora parlent davantage d’impérialisme que de capitalisme. L’anti-impérialisme découle d’une analyse très particulière de la société, des rapports et des luttes de classes 7 . Terme utilisé par Rosa Luxemburg et Lénine pour qualifier les rapports inégaux entre pays (à l’époque des grands empires coloniaux), l’impérialisme était un stade du capitalisme où les pays les plus puissants développaient une politique agressive de conquête et de contrôle du monde. Outre la mainmise sur les matières premières, cela permettait d’ouvrir de nouveaux marchés pour écouler les marchandises et l’exploitation d’une main-d’œuvre à moindre coût. La lutte anti-impérialiste (ou tiers-mondiste) est particulièrement en vogue à partir des années 1960 et dans les années 1970 dans l’extrême gauche occidentale, notamment chez les maoïstes. De la distinction de Lénine entre nations opprimées et Etats oppresseurs, on passe alors aux qualificatifs de « nations prolétaires » et de « nations bourgeoises » (un nouvel antagonisme). Le discours anti-impérialiste avance que les « nations bourgeoises » maintiennent leur niveau de vie en extrayant la plus-value des « nations prolétaires », affirmant par là que les prolos des pays riches bénéficient de cette « surexploitation » et sont moins exploités que d’autres. Doit-on penser que les hommes * blancs sont sous-exploités ? Qui est le plus exploité de la femme de ménage immigrée dans le seizième arrondissement ou de l’ouvrier du BTP mingong , de l’ouvrier spécialisé qui fait les 3/8 à Sochaux ou de l’employée d’un call center à Bombay, etc. ? Contentons-nous de dire que l’exploitation est difficilement quantifiable ou réductible au nombre d’heures, aux salaires ou aux conditions de travail, et qu’on souhaite simplement l’éradiquer, sous toutes ses formes.

Les années 1970 sont marquées par les luttes de libération nationale, et les soutenir inconditionnellement est alors pour de nombreux gauchistes occidentaux une priorité. Le capitalisme subsistant grâce à cet impérialisme, la lutte des prolos du Tiers Monde doit tout faire s’écrouler… 8 Cela a conduit à la création de nouveaux Etats et de nouvelles bourgeoisies, aujourd’hui parfaitement intégrés au capitalisme international. La restructuration du capital au niveau mondial a rendu cette vision, déjà critiquée dans les années 1970, complètement caduque.

La théorie anti-impérialiste est ici appliquée au sexisme : les femmes (en particulier les femmes au foyer), comme les prolétaires * du Tiers Monde, sont « surexploitées », ce qui permet au système de se maintenir et de continuer à se développer. Pour les Rote Zora (idée développée dans le texte « Chaque cœur est une bombe à retardement »), le capital s’est mis en place et a prospéré en utilisant les divisions préexistantes du racisme et du sexisme. Elles sont perçues comme le « fondement économique de la surexploitation capitaliste », et permettent aussi de diviser les prolétaires et d’accroître leur soumission.

Les auteures de « Chaque cœur… » écrivent par exemple : « La division sexuée et raciste du travail […] a fixé des rapports de production dans lesquels planter de la canne à sucre ou du riz n’est pas un travail de blanc, les tâches ménagères ne sont pas un travail d’homme ». Or couper la canne à sucre était, à l’origine, un travail de pauvres ou d’esclaves, quelle que fût la couleur de leur peau. Il s’est avéré par la suite qu’il était plus rentable d’en faire un travail d’esclaves noirs 9 . Les divisions et discriminations racistes se sont développées avec le capitalisme. Quant aux divisions sexuées, elles sont effectivement antérieures au capital, mais celui-ci en a largement redéfini le mode opératoire. Les tâches ménagères – et la notion même de femme au foyer telles que nous les connaissons, si elles sont bien le fardeau des femmes, ne sont progressivement apparues qu’avec l’industrialisation 10 . La sexuation * est en effet nécessaire au capital, mais il ne cesse de l’adapter en fonction de l’évolution de ses besoins.

Les Rote Zora écrivent que « le sexisme et le racisme ne sont pas une fausse représentation et une vue de l’esprit qu’il serait possible de changer par l’éducation et la bonne volonté. Ce sont les rapports économiques qui produisent et reproduisent sans cesse sexisme et racisme. Ils sont tout simplement indispensables pour que l’impérialisme puisse fonctionner ». Elles concluent qu’on ne peut attaquer le capitalisme sans s’en prendre au sexisme et au racisme, et qu’attaquer ces deux derniers points, c’est faire tomber les fondations du capitalisme, donc le système en entier.

Les définir ainsi comme les cibles privilégiées est discutable. Les rapports entre hommes et femmes n’ont de sens aujourd’hui que dans ce mode de production (ils ne sont effectivement pas une vue de l’esprit, et sont « produits et reproduits » par « les rapports économiques »). Et c’est à partir de leur définition et de leurs mécanismes actuels que nous nous y opposons. Les attaquer isolément n’entraînera pas la fin de ce monde. Il ne s’agit pas de trouver le gros pilier caché sur lequel reposerait tout le système, et dont la chute serait fatale.

Pour les Rote Zora, le capital aurait besoin de faire perdurer des formes archaïques de production comme le travail domestique, qui n’est pas directement rémunéré. Pour étayer leur propos, elles citent Rosa Luxemburg : « Le fait déterminant est que la plus-value ne peut être réalisée ni par les ouvriers, ni par les capitalistes, mais par les couches sociales qui produisent de manière non capitaliste ». Citation tirée de L’Accumulation du capital 11 , où elle écrit : « Ce qui est certain, c’est que la plus-value ne peut être réalisée ni par les salariés, ni par les capitalistes, mais seulement par des couches sociales ou des sociétés à mode de production précapitaliste ». Elle évoque plus loin « des couches sociales ou […] des pays non capitalistes ». En ce début du XX e siècle (1912), Rosa Luxemburg parle de la nécessité pour les pays capitalistes de vendre leur surplus de production dans des pays qui ne sont pas encore capitalistes, ou de leur acheter des matières premières, la fameuse « recherche de débouchés » (la situation est bien plus complexe aujourd’hui). La manière dont cette citation est introduite et présentée par les Rote Zora (qui plus est un chouilla tronquée), laisse croire que Rosa Luxemburg parle des paysans des pays non capitalistes et des femmes au foyer… ce qui n’est pas le cas. Le travail domestique n’est pas un mode de production archaïque, préexistant au capitalisme. Le foyer n’est pas un pays du Tiers Monde. Il semble que les Rote Zora aient ici tenté d’appuyer leur démonstration en y convoquant, de manière forcée, l’autorité d’une grande théoricienne marxiste.

On notera toutefois, quand on parle de travail de la reproduction (c’est-à-dire ici du travail domestique), que le mot « travail » ne fait pas référence au travail salarié. Si l’on entendait par « non capitaliste » toute relation de travail qui ne serait pas le salariat, alors oui, le capitalisme a besoin de « rapports sociaux non capitalistes ».

Le travail domestique est tout bénef pour le capital, qui utilise « la famille jusqu’au sein des sociétés les plus avancées comme lieu de reproduction de cet ingrédient social dont il s’est nourri jusqu’à présent : le travailleur libre 12 ». Tout système a besoin pour se maintenir et se développer de contrôler les naissances et l’élevage des enfants (pour le renouvellement de la main-d’œuvre, mais aussi celui des dirigeants et de leurs chiens de garde). « Dans les milieux populaires, la famille se perpétue selon le modèle éthique et dans le cadre idéologique et juridique imposé par la classe dominante, car elle reste l’institution au sein de laquelle naissent, se nourrissent et s’éduquent les enfants grâce au travail largement bénévole des parents et surtout de la mère. Elle demeure le lieu de la production et de la reproduction de la force de travail * 13 . » Bien que certaines tâches aient été socialisées (crèches, garderies, écoles, etc.), la plupart restent à la charge des femmes (y compris lorsque ces tâches sont rémunérées). Non seulement les femmes au sein de la famille ont la charge de la reproduction de la force de travail, mais encore leur salarisation n’en est que plus fructueuse pour les patrons (temps partiel imposé par les contraintes de la maternité, etc.).

S’agit-il d’exploitation (ou de surexploitation) ? Pour aller vite, le produit du travail domestique n’a pas de valeur d’échange tant qu’il n’est pas mis sur le marché (le ménage ou l’élevage des enfants hors famille devient un travail salarié). Ce qui ne veut pas dire qu’il n’entre pas en compte dans l’économie. Il a un intérêt pour le patron (et bien sûr pour le mari). Mais il prend une autre place que le salariat dans le mode de production, tout autant nécessaire mais différente. D’autre part, le paiement de ces tâches est compris dans le salaire, qui n’est pas la rétribution du travail accompli, mais la somme nécessaire à la reproduction de la force de travail de la famille . Quant au produit du travail domestique, la force de travail, il ne saurait être vendu que par celui qui la détient, et acheté uniquement par celui qui détient les moyens de production 14 .

Le prolétaire est aussi défini par le fait qu’il est prétendu « libre », en opposition à l’esclave ; c’est-à-dire que, par le salaire, le patron est déchargé de sa reproduction. Les prolétaires peuvent généralement se soustraire à l’autorité du patron, au moins quelques heures par jour. Il n’en va pas de même pour les femmes dans le couple. Elles se doivent d’être disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour répondre aux exigences de l’enfant, et dans une moindre mesure à celles du mari (certaines considèrent que le lieu de travail leur permet de s’évader momentanément de la sphère familiale). Si les cinquante dernières années ont été marquées par des évolutions, le problème reste fondamentalement le même.

Par ailleurs, on croit parfois comprendre dans le texte que « the Domination » is quelque chose d’essentiellement (dans les deux sens du terme) masculin. Les Rote Zora prétendent que le capitalisme est une production masculine : « Le rapport à la nature * de non-réciprocité et d’exploitation, selon lequel les femmes puis d’autres classes et peuples furent ramenés à une fonction naturelle, est la caractéristique de toutes les formes de production masculines, y compris le capitalisme ». Le Pouvoir est-il masculin ? Le capitalisme s’est bien mis en place à une période où des hommes blancs étaient au pouvoir, mais ce n’est plus aussi simple aujourd’hui. Au niveau international, la classe capitaliste est loin d’être « blanche ». Et dans les pays occidentaux, si bien peu de femmes appartenaient il y a cinquante ans à la bourgeoisie (ou alors seulement en tant que femmes de bourgeois), elles sont aujourd’hui un peu plus nombreuses… Que celles-ci soient autoritaires, riches, puissantes, etc., permet de dire non pas qu’elles sont viriles, qu’elles « font les hommes », mais qu’elles appartiennent à la classe dirigeante. Il y a certaines ficelles du pouvoir qui fonctionnent quel que soit le genre de celui qui les emploie, car, comme le disait une vieille bonne femme fort sympathique, « c’est le pouvoir qui est maudit ». Toutefois, la bourgeoisie est loin d’en avoir fini avec la sexuation : une femme à un poste de pouvoir doit se montrer encore plus compétente et autoritaire qu’un homme.

Les Rote Zora ne trouvent pas suffisamment d’écoute ni de prise en compte des problèmes des femmes dans le groupe mixte des Cellules révolutionnaires. D’où la nécessité de s’organiser en non-mixité. Elles évoquent à plusieurs reprises les « mécanismes impérialistes d’oppression des femmes », dont se dégagent deux axes : les structures de pouvoir centrales du système et les rapports de pouvoir quotidiens. Les Cellules révolutionnaires ne s’intéressaient qu’au premier axe, le deuxième étant considéré comme une conséquence du premier. Les actions des Rote Zora ont contribué, à un moment donné, à faire éclater au grand jour ces questions.

Leur critique féministe accorde une place importante à la maternité. Elles s’attaquent aux politiques de stérilisation forcée des femmes du Tiers Monde, et participent à une campagne en faveur de l’avortement. Elles dénoncent la volonté des dirigeants d’« arracher définitivement aux femmes le fait de disposer seules de leur capacité à faire des enfants », par des recherches sur les bébés-éprouvette. « Une des raisons [de l’oppression des femmes] est que la capacité des femmes à avoir des enfants fut et reste considérée comme une de leur fonction physiologique et naturelle. » Mais elles semblent l’imputer autant au pouvoir masculin (« de non-réciprocité à la nature », etc.) qu’au capitalisme. Rappelons que pour elles, les deux sont entièrement confondus.

Quant à leurs dénonciations de la « destruction de toute forme de conscience autonome des femmes », cela révèle une limite, probablement inévitable à l’époque : la valorisation du groupe des femmes, la critique de la hiérarchie des genres exclusivement et non des genres eux-mêmes.

Une autre critique que les Rote Zora font aux Cellules révolutionnaires – et plus largement aux groupes à prétention révolutionnaire –, est qu’ils ne prennent pour cible que ce qui touche aux classes, au détriment du sexisme. « Selon ce point de vue, la lutte de libération consisterait de nouveau à attaquer seulement les structures de pouvoir centrales de l’impérialisme, en mettant entre parenthèses les rapports de violence quotidiens au travers desquels nous faisons l’expérience de la destruction, de l’oppression et de l’exploitation. » Elles rejoignent ici les mouvements féministes de l’époque. Parce qu’elles partaient de leur condition d’opprimées et d’exploitées, d’une analyse qui prend racine dans le personnel, les féministes ont d’abord dénoncé la frontière entre politique et personnel. Néanmoins, cette division est sans cesse reproduite dans la société capitaliste, et il n’y a que dans les luttes qu’on peut espérer la voir disparaître. « La force explosive et révolutionnaire [du mouvement des femmes] résidait dans la conscience du lien direct entre la suppression de la souffrance personnelle et la nécessité d’un bouleversement social. » L’organisation en non-mixité a conduit à « ne pas chercher de perspectives à l’intérieur des structures de pouvoir de la société, ne pas vouloir exercer une influence en participant au pouvoir, ne pas définir la libération des femmes par rapport au rôle des hommes. Cela a conduit à la création d’espaces de liberté pour échapper aux structures patriarcales. C’était, et cela reste très important, car aucun mouvement n’a autant besoin de lutter contre sa propre identification avec l’oppresseur que le mouvement féministe ! »

Et c’est justement cette identification avec l’oppresseur (ici les hommes, l’Etat, le capital ne font qu’un), cette idée saugrenue d’une quête du bonheur au sein du système, qui selon elles a fait décliner le féminisme vers un « repli sur soi », vers une « nouvelle intériorité ». Cela viendrait d’une part du « tabou que [l’expérience subjective] constituait dans les groupes de gauche », et d’autre part « de la difficulté à transformer la reconnaissance de l’oppression personnelle en actions directes de résistancela politique de la subjectivité devint une “ intériorité ”, c’est-à-dire un changement personnel sans changement de la société ».

Les bourgeoises, souvent à l’origine des mouvements de femmes, auraient joué un grand rôle dans cette involution, parce que leur place dans la société de classes leur permettait plus facilement de se satisfaire d’un changement de leurs conditions de vie personnelle. Il n’en va pas de même pour les prolétaires. Sous l’influence des premières, le mouvement féministe développa presque exclusivement des actions contre les violences quotidiennes portées par des individus (le violeur, le mari), et les analyses des structures d’oppression furent mises de côté ; même l’Etat fut sollicité pour tenter d’endiguer cette violence quotidienne, ce qui le dédouana de tout rôle dans l’oppression. Face à cela, les Rote Zora ont préféré « provoquer 1a confrontation, qui [fait que les mouvements] brisent les règles du jeu social et ne deviennent pas des rouages fonctionnels ».

L’isolement des femmes, leur enfermement dans la sphère privée * a été mis en place par le capitalisme. Si l’accès des femmes à la sphère publique * a très souvent été limité, la division entre les sphère est une conséquance de l’évolution du capital pendant l’industrialisation. Les femmes étant associées à la sphère privée, il n’est pas très surprenant alors que nombre de discours féministes se concentrent sur le personnel (et s’y cantonnent). Mais n’attaquer que ce pouvoir quotidien, n’est-ce pas s’en prendre aux branches et laisser prospérer la racine ? Si les Rote Zora déplorent la difficulté des révolutionnaires à prendre en compte le personnel, elles adressent à nombre de mouvements féministes la critique inverse : leur difficulté à prendre en compte la société, à critiquer et attaquer les structures du système. Il est frappant aujourd’hui de voir comme leur critique est toujours d’actualité.

Comme quoi, on est peu de chose.

En Catimini… Histoire et Communiqués des Rote Zora ,

2009, 184 p., sur encatiminirotezora.wordpress.com

Outre un texte présentant le contexte de la RFA dans les années 1980, où les auteurs mettent en avant la répression qui sévissait alors en Allemagne et le fait que cela n’ait pas empêché les Rote Zora d’agir, on trouvera dans ce petit ouvrage une présentation du groupe, des chronologies, des communiqués des Rote Zora et des RZ, un texte signé Rote Zora exposant ses positions, « Chaque cœur est une bombe à retardement » ainsi qu’une interview de deux membres des Rote Zora. C’est le premier ouvrage en français sur ce groupe.

Quelques courts communiqués ont aussi été traduits et publiés dans le journal L’International (par exemple, « Seule notre colère peut nous aider à combattre l’état de normalité impérialiste », L’International , n° 3, janvier 1984, p. 6 ).

1 Anonyme, En Catimini… Histoire et Communiqués des Rote Zora , 2009, 184 p. Pour la critique, citons notamment Peter Vener, Quelques notes critiques sur En Catimini, que l’on peut consulter sur http://www.non-fides.fr/?Quelques-notes-critiques-sur-En . Malgré un ton quelque peu à l’emporte-pièce qui n’invite pas à la discussion, des réflexions intéressantes font avancer le débat.

2 Du nom de l’héroïne d’un roman pour enfants des années 1940 écrit par Kurt Helde, Zora la Rousse et sa bande : un conte de Dalmatie pour la jeunesse. Les enfants de cette histoire vivent de vols, emmerdent les flics et habitent plus ou moins en squat, sans adultes. Une série télé reprenant cette histoire a été diffusée dans les années 1980. « Rote Zora » indique le lien avec les Cellules révolutionnaires en adoptant les mêmes initiales « RZ ».

3 En 1995, Corinna K. se rend à la police. Lors de son procès en 1998, elle est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis pour appartenance aux Rote Zora. En décembre 2006, Adrienne G. se rend après dix-neuf ans de cavale. Elle écope de deux ans avec sursis pour avoir participé à deux attentats des Rote Zora, en 1986 et 1987.

4 Ne disposant que de quelques traductions françaises, il est difficile de comprendre leurs positions, qui manquent parfois d’argumentation et peuvent sembler contradictoires. Le fait que les Rote Zora aient été constituées de plusieurs groupes clandestins peut aussi expliquer ce manque de clarté.

5 On sait que l’histoire des femmes et des armes est assez réduite. Il y aurait peut-être une autre expérience du côté des Etats-Unis avec les Dynamite Women. En France, les Bombeuses à chapeau, un groupe de femmes d’ultragauche * connu pour avoir attaqué la Librairie des femmes en 1978, aurait pratiqué d’autres actions, notamment contre des sex shops (d’ailleurs si vous avez des infos, ça nous intéresse). Par ailleurs, des femmes ont participé et participent aujourd’hui – y compris en non-mixité – à des guérillas, par exemple au Kurdistan.

6 Bien sûr, certains diront « il n’y a pas de luttes prioritaires, il n’y a qu’à lutter pour le communisme * ! ». Et c’est bien vrai. Mais ces paroles permettent d’éluder un travail d’analyse des rapports entre hommes et femmes.

7 D’ailleurs, une lacune du bouquin, les auteurs n’ont visiblement pas jugé nécessaire de préciser la signification de ce terme à l’époque, ni les références théoriques et politiques des Rote Zora. Ce concept n’a pas le même sens pour un marxiste-léniniste ou un maoïste des années 1970, ou pour un altermondialiste des années 2000. Pour une critique de l’anti-impérialisme, voir Peter Vener, op. cit.

8 A noter que le terme d’impérialisme renvoie alors souvent à la politique économique et militaire des Etats-Unis, en aucun cas à celle de l’URSS, dans les pays d’Europe de l’Est, en Afrique et en Asie.

9 Voir par exemple Howard Zinn, Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours , Marseille, Agone, 2002, 812 p.

10 Voir les articles sur le travail domestique, p. 47, et celui sur le XIX e siècle, p. 73.

11 Que l’on peut lire sur http://marxist.org .

12 Claude Meillassoux, Femmes, greniers et capitaux , Paris, Maspéro, 1975, p. 214-215.

13 Claude Meillassoux, op. cit.

14 « Surtout la force de travail ainsi produite qui est pourtant marchandise sur le marché du travail n’est pas commercialisable par ses producteurs. Légalement, en effet, l’âge de la majorité libère le rejeton de toute obligation à l’égard de ses parents dès le moment où il atteint le seuil productif. Ne peuvent alors exploiter sa force de travail, légalement, que ceux qui, possédant les moyens de production capitaliste, sont en mesure de lui offrir un emploi. N’étant pas une entreprise, la famille ne jouit d’aucun des avantages légaux accordés aux sociétés », Claude Meillassoux, op. cit .

Holm.ru — прогрессивный портал об организациях России!

Полезная и самая актуальная информация о 1479700 компаниях и организациях в России для вас.

ВЛАДЕЛЬЦАМ И МЕНЕДЖЕРАМ ОРГАНИЗАЦИЙ Вы можете получить новых клиентов, звонки, дополнительный интерес к вашей компании, сформировать отличную репутацию, а также разместить ссылки на свои ресурсы (официальный сайт, страницы в социальных сетях) совершенно бесплатно, присоединяйтесь сегодня же к прогрессивному порталу Holm.ru! Дополнительный канал общения с вашими потенциальными клиентами ждёт вас, всего несколько кликов, и вы полноценный участник прогрессивного портала.

ВСЕМ И КАЖДОМУ Непредвзятые отзывы пользователей портала о ресторанах, гостиницах, магазинах и любых других организациях, позволят вам правильно сделать выбор в пользу того или иного поставщика товаров или услуг. На прогрессивном портале вы можете высказать благодарность любому работнику, специалисту, менеджеру, с которым вам было приятно иметь дело, или наоборот — написать претензию, жалобу, которая позволит владельцам бизнеса получить информацию напрямую от клиентов и улучшить свой сервис.

LANGUES DE FRONDE

Une émission féministe – tous les 2e lundis du mois à 18h sur Fréquences Paris Plurielles FPP 106.3FM

Mixit

Qui sommes-nous?

C’est assez difficile, pour nous, de répondre à cette question, étant donné que nous sommes 4 à commencer le voyage, mais que nous espérons être plus à l’arrivée !

Néanmoins, nous pouvons dire que nous nous considérons comme féministes. Et le féminisme pour nous c’est le combat des femmes, gouines et trans pour elles/eux mêmes, et contre le sexisme et l’hétéro-patriarcat.

Le sexisme, c’est le système qui divise les humain-e-s en deux catégories hommes et femmes et qui en même temps les hiérarchise, plaçant les hommes au-dessus des femmes. Dans ce système les personnes nées intersexes et les personnes trans ne sont pas reconnues, considérées comme des erreurs de la “nature” ou des personnes anormales. L’hétéro-patriarcat, qui fait partie du système sexiste, est l’organisation de la société où les hommes détiennent le pouvoir et le monopole de tous les espaces, que ce soit la famille, la politique, l’appareil gouvernemental, les médias, la rue, etc… Et en plus de vouloir nous faire taire et décider pour nous, ils veulent nous contraindre à n’avoir que des relations hétérosexuelles, un homme avec une femme, et leur ordre sera bien gardé ! Bien sûr, cela va avec la stigmatisation des homo et bisexuel-e-s (on les considère comme “pas normaux et pas normales”).

C’est contre tout cela que nous voulons nous battre, pensant que ce combat ne se gagnera que par la lutte des meufs, gouines et trans, qui leur permettra de s’émanciper !

De plus, pour nous le féminisme s’inscrit dans un cadre globale de lutte contre toutes les dominations et les exploitations, par une remise en cause du système actuel et de nos pratiques quotidiennes. La lutte et la solidarité sont aussi pour nous sans frontières !

La non-mixité ?

La non-mixité, c’est quand on se retrouve entre personnes d’un même groupe social autodéfini ou imposé (les femmes, les personnes âgées, les riches…). Elle peut être subie (quand on nous oblige a être entre nous, comme lors des Apartheid par exemple) ou choisie, parce qu’on en a envie. Celle-ci est parfois désirée dans une optique de lutte : c’est la non-mixité politique.

La non-mixité politique, c’est un outil de lutte, qui consiste à s’organiser entre personnes se reconnaissant un but ou une identité commune, qui va donc être revendiquée comme telle, même si cela ne veut pas dire que cette catégorisation (le fait de considérer des personnes comme faisant partie d’un même groupe) a été choisie, elle peut être subie (comme lorsque l’on t’impose un genre). Cet outil a été/est utilisé par de nombreux groupes de personnes, que ça soit des ouvrier-e-s luttant contre leur patron-ne-s, des noir-e-s luttant contre le racisme et pour leurs libertés, des personnes homosexuelles luttant contre l’hétéro-normalité, etc… Elle a bien sûr aussi été utilisée par des femmes et personnes trans, luttant contre le sexisme, l’hétéro-patriarcat… et l’est toujours aujourd’hui !

Dans tous les cas, ces personnes luttent contre une forme de domination, qu’elle soit économique, raciste, sexiste…Le principe de se réunir en non-mixité est donc de se retrouver avec des personnes subissant la même domination (même si au sein de ces espaces non-mixtes il peut subsister d’autres dominations !), sur la base de l’expérience (il y a des choses que les personnes blanches n’ont jamais vécues, tout simplement, ce qui justifie le désir de personnes racisées de se rassembler entre elles, pour pouvoir parler de ce vécu, et combattre leur domination).

Contrairement aux autres non-mixités, la non-mixité meufs gouines trans est très souvent attaquée, considérée comme « excluante » ou même « sexiste ». Pourtant, l’objet du féminisme n’est pas une lutte contre les hommes, mais bien une lutte pour et par les femmes, gouines, trans. Ces personnes sont celles qui subissent la domination masculine, c’est donc principalement à elles de s’organiser et de lutter contre ce système et pour leur émancipation, et elles n’ont pas forcément envie de le faire en compagnie de leurs oppresseurs (même s’ils se considèrent comme anti-sexistes). La non-mixité peut permettre de créer un espace plus sécurisé, où il est plus facile de s’exprimer sans se faire couper la parole toutes les deux secondes, où les principales intéressées peuvent se soutenir, échanger sur leurs expériences, créer de nouvelles solidarités, et construire collectivement leur lutte.

La non-mixité !

Nous avons fait le choix de proposer et construire cette émission dans un cadre non-mixte, c’est à dire entre meufs, gouines et personnes trans.

Ainsi, toute l’émission sera conçue par des meufs, des gouines et des personnes trans, et ce de la préparation à la technique ! Et la parole ne sera donnée qu’à ces personnes, considérant que celles-ci ont aujourd’hui peu d’espaces d’expression et que les hommes…en ont bien assez !

Étiquette : Mixité

Pour réfléchir sur la question des inégalités de sexe en contexte scolaire

Eurydice, « Différences entre les genres en matière de réussite scolaire : étude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe », Commission Européenne, 06/2010, 146 p.

Ce document a pour objectif d’observer dans quelle mesure et de quelle façon les inégalités de genre dans la réussite scolaire constituent un sujet de préoccupation dans les pays européens. Il propose une synthèse des principaux résultats des enquêtes internationales sur les performances des élèves au regard des différences entre les genres en matière d’éducation. Continuer la lecture de Pour réfléchir sur la question des inégalités de sexe en contexte scolaire

Céline Delcroix

Brochure sur l’égalité filles / garçons et les stéréotypes de sexes en contexte scolaire

Un support très intéressant dans l’optique de la préparation de cours ou d’ateliers sur les problématiques de genre, rédigé par Fanny Gallot à l’occasion du colloque de juin 2010. Au sommaire : Quelques rappels essentiels concernant l’ égalité entre filles et garçons dans l’enseignement , avec les textes législatifs notamment, et les dates inoubliables (et trop souvent oubliées), mais aussi une présentation de l’indispensable fonds Aspasie . Continuer la lecture de Brochure sur l’égalité filles / garçons et les stéréotypes de sexes en contexte scolaire

Céline Delcroix

L’égalité à l’école : si on en prenait le chemin ?

Un petit rappel : « Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation » (article L. 121.1 du code de l’éducation modifié par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005). Continuer la lecture de L’égalité à l’école : si on en prenait le chemin ?

Céline Delcroix

Parce que la mixité doit être VRAIMENT pensée pour entraîner l’égalité

Pour alimenter une réflexion assez générale sur la mixité dans l’enseignement , voici mes notes, prises à l’occasion d’un colloque intitulé L’enseignement est-il mixte ? Pratiques, Professeurs, Programmes. Il s’agissait d’un colloque organisé par le Conseil national des Programmes le Mardi 6 avril 2004 au Conservatoire National des Arts et Métiers. Continuer la lecture de Parce que la mixité doit être VRAIMENT pensée pour entraîner l’égalité

Céline Delcroix

Support de cours – Mixité

Je me lance, et j’inaugure donc la mutualisation des supports de cours qui peuvent rendre service, et permettre d’homogénéiser nos interventions, de faciliter leur préparation. Évidemment, rien de prescripteur là-dedans. C’est très largement perfectible ! Et puis, à terme, l’idéal, c’est que l’on puisse élaborer collectivement certains supports de cours. Voici donc des éléments sur la mixité, en ligne. Avec une petite chronologie indicative en prime, et une bibliographie.

Céline Delcroix

La mixité est-elle menacée ?

Ce petit billet pour vous présenter un colloque organisé au nom de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur « La mixité menacée ? » , le 15 juin 2004. Certes, certes, ça date un peu. Mais la réflexion sur la mixité à l’école est toujours d’actualité, et d’ailleurs cette mixité, elle est toujours menacée…

Petite introduction : « Le sujet de ce colloque est tout à fait actuel. En effet, le grand débat national consacré à la laïcité les interrogations sur la mixité se sont fait jour presque parallèlement avec des questionnements très concrets concernant l’enseignement, l’hôpital ou le sport. La problématique de la mixité s’inscrit donc au cœur de l’actualité et prolonge d’une certaine manière un débat national majeur. Dans ce cadre, la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, présidée par la sénatrice Gisèle Gautier, a pris l’initiative d’organiser ce colloque après avoir publié récemment le rapport intitulé « La mixité menacée ? »

Première table ronde : « SOINS HOSPITALIERS »

Deuxième table ronde : « EDUCATION ET SPORTS »

On peut consulter le rapport qui en est sorti en ligne.

Céline Delcroix

Quel cadre institutionnel pour la formation des enseignant-e-s à l’égalité des sexes ?

A l’heure où la formation (mais peut-on encore parler de formation ?) des maîtres a sérieusement du plomb dans l’aile, on peut tout de mêmeMixit rappeler que les questions d’égalité des sexes ont y toute leur place. Et ça n’est pas une histoire de militantisme : un cadre institutionnel clair, ferme, abondant, et déjà ancien, donne toute leur légitimité aux formations des enseignant-e-s aux question de genre. De quoi rappeler à tous et toutes que nous travaillons dans un cadre légal clairement défini par deux fois, et en haut lieu. Continuer la lecture de Quel cadre institutionnel pour la formation des enseignant-e-s à l’égalité des sexes ?

Céline Delcroix

Quelles mixités construire à l’école ?

Je poursuis dans la mise en ligne de documents de base , et voici donc, cette fois-ci, les textes réunis par Dominique Gauthiez-Rieucau, alors chargé de projet Genre, Mixité, Égalité des chances, à l’occasion d’un Colloque Quelles Mixités construire à l’école ? Filles et garçons de la maternelle à l’Université qui avait eu lieu le 17 novembre 2004 à l’IUFM de Montpellier. C’est vrai que ça date, mais il peut y avoir des choses à prendre. Continuer la lecture de Quelles mixités construire à l’école ?

Céline Delcroix

Parce que tout commence très tôt, une autre étude sur les questions de genre à l’école maternelle

Les études sur les problématiques de genre à l’école maternelle sont nombreuses en ligne. Je vous signale cependant celle-ci, que je trouve particulièrement intéressante parce que récente.Mixit

Добавить комментарий

Ваш e-mail не будет опубликован. Обязательные поля помечены *